30 novembre 2005

On a enfin la preuve...

...que les histoires d'amour qui durent longtemps c'est des conneries.

(ben quoi ? on se rassure comme on peut...)


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28 novembre 2005

Du consumérisme en temps de dépression : un post chanson française

J'ai honte...

Oui, j'ai honte, et je ne sais même pas pourquoi.
Enfin si.
Enfin presque.

Bon, c'est assez difficile à expliquer. Alors voilà : Aujourd'hui moi zé mes camarades avons eu un examen. Jusqu'ici rien que de très normal me direz-vous, sauf que cet examen fût à moitié raté, ou à moitié réussi si on est optimiste.

Et puis ça m'a repris. Telle une irrépressible envie survenue d'âges reculés, celui où l'homme primitif chassait le mammouth en peau de buffle afin de se nourrir de viande crue-plutôt que celui où la ménagère de moins (ou plus d'ailleurs) de cinquante ans va au mammouth en fourrure synthétique afin de de se nourrir de saloperies réchauffées au micro-onde.

Telle, donc, une impulsion animale, j'ai voulu m'acheter des CD.

Plein.

Ainsi, me voilà en quête de mon disquaire favori, bravant en cela le froid extrême de cette fin novembre. Arrivé devant le magasin fatidique, je ne fais ni une ni deux (ni 3,141616) et hop ! Je rentre. Je ne suis alors pas encore conscient des conséquences qui allaient découler de ce geste d'apparence si anodine.

Je n'y reste pas longtemps. Je furète par ci par là, et ma main pioche d'elle-même les objets de ma convoitise. Deux, c'est tout, ma raison garde encore le contrôle de mon comportement. Puis, je repars.

Et je rentre chez moi.

Pendant le transport, un peu par hasard, je décide d'écouter le dernier Bashung (L'imprudence, téléchargé en toute impunité sur le lieu de refuge des nazis et des pédophiles) et là c'est le drame :

« Rooh, mais il est drôlement bien ct'album ! Et si j'allais l'acheter à la Fnac ? »

Un éclair déchire le ciel dans un fracas étourdissant, le train semble filer à toute allure. Je peux lire la peur dans le regard des passagers que je croise. Il n'est pourtant pas trop tard. Je pourrais encore tout arrêter. J'en ai le pouvoir. Mais un funeste mécanisme s'est mis en marche. Le point de non-retour est dépassé et sur le moment, je n'en ai pas conscience.

Le trajet se déroule sans encombre, et mon visage ne laisse rien transparaître de mes intentions.

Retour. Maison. Chat. Internet. Vide.

Vide...

Vide.

« He, mais j'ai un bon Fnac, cool, j'vais pouvoir acheter le dernier Bashung avec ça ! »

Sur la route qui borde ma cité-dortoir-pour-vieilles-riches, un automobiliste dérape, emboutit la voiture qui le précède, effectue cinq tonneaux, et s'encastre dans un peuplier qui n'avait rien à faire là.

Fnaic. Noël approche. Les vendeurs vendent, les clients achètent. Je me dirige, une fois n'est pas coutume, vers le rayon chanson française. Entre Alizée et Brel, j'aperçois l'étiquette Bashung qui m'indique que je fais bonne route. Je parcours les différents albums.

Ô misère !

L'imprudence est à 23 € !

J'examine un peu mieux : Ah ! Un coffret qui regroupe trois albums de Bashung (dont L'imprudence) est à 25,50 €.

Dilemme. Que choisir ?

Le coffret qui regroupe L'imprudence, donc, Fantaisie Militaire, et Osez Joséphine présente l'indéniable avantage du trois pour le prix d'un. En même temps Osez Joséphine c'est un peu de la merde.

L'album seul, lui, se présente sous la forme d'une très belle pochette cartonnée (j'adore les pochettes cartonnées), et puis, au départ c'est un peu ce que je voulais. Mais 23 € !

Ne rien prendre est une autre possibilité, mais ça me fait un peu chier de m'être déplacé pour rien, et puis, comme je l'ai dit au début, je suis possédé.

Je scrute dans d'autres bacs afin de chercher un coffret, entrevu sur le site de la Fnouc, ne regroupant que ses derniers opus, au prix très consensuel de 16,50 €. Rien.

Las, cédant aux sirènes de la consommation de masse, de la braderie de notre patrimoine culturel, j'opte pour le coffret.

Et soudain, j'ai honte. Surgit alors du tréfonds de mes pensées les plus obscures un cauchemar qui devait marquer ma vie entière :

Je suis à la Fnok, les promontoires qui s'offrent à moi me présentent le dernier album de Jean-Louis Aubert. « Attention Guignol, c'est un piège ! ». Trop tard, je voudrais tout faire pour arrêter ça. Mon coeur bat fort. Ma main, guidée par une inextricable force qui ne peut être que d'origine satanique, empoigne le funeste objet, et, malgré ma volonté, je me dirige vers les caisses. Je paye.

Mon dieu ! Rien qu'à vous le raconter j'en ai des sueurs froides. Depuis chaque fois que j'y repense, je ne peux retenir quelques larmes de couler sur mon visage grave.

Ben en achetant le coffret Bashung, c'est un peu la même sensation.

Voilà, Fantaisie Militaire vient de se terminer, et son écoute aura accompagné l'écriture de ce post catharsique, à vocation plus psychanalytique qu'autre chose.

D'ailleurs, il est pas mal cet album.


Ps : Comme les plus perspicaces d'entre vous l'auront deviné, je n'ai bien évidemment nullement acheté un album de Jean-Louis Aubert (déjà que j'éxèvre Téléphone...), il s'agissait d'un rêve, ou plutôt d'un cauchemar...


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27 novembre 2005

Le Dr Bubu répond à vos questions !

He oui !

Laissez donc vos questions en commentaires. Vous avez jusqu'à mercredi 23h. Après quoi je vous répondrai dans un post. Dans les commentaires de ce post vous pourrez ainsi poser vos questions auxquelles je répondrai dans un post ultérieur, etc.

Afin d'éviter les tracas de la vie quotidienne, pour avoir une réponse crédible aux questionnements existentiels que tout le monde se pose, n'hésitez plus : Dr Bubu.




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23 novembre 2005

Rudule Glapeau, ou les aventures de l'homme moderne

Nous sommes en 2010. Rudule Glapeau, jeune ingénieur informaticien, vient de s'installer avec sa femme et ses deux enfants dans un trois pièces à Croupinville.

Croupinville, charmante bourgade connue notamment pour son église romane du 20eme siècle et son quartier des Mingounettes, chef d'oeuvre architectural composé exclusivement de barres de bétons de 200 mètres de long et de 50 mètres de haut. Bien sûr, Rudule est conscient de la chance inestimable qu'il a de vivre dans ce lieu conçu par l'architecte pour "réunir entre eux les gens de divers horizons, favoriser les échanges culturels". Bien sûr, Rudule est très heureux d'avoir fait la connaissance de ses voisins de paliers Micheline et Robert Proujel, qui n'ont pas hésité un seul instant à partager avec Rudule leur passion pour la construction de maquettes entièrement réalisées en copeaux de bois. Simplement Rudule aimerait bien qu'ils arrêtent de sonner à sa porte tous les soirs.

Rudule aime son travail. Si si. Bien sûr, Rudule aurait préféré qu'il soit rémunéré un peu au dessus du smic, et ne pas travailler 50h/semaines, mais il a bien conscience que cette peine qu'il se donne, c'est pour le bien de la France, et rien que pour çà, Rudule en est assez fier.
La femme de Rudule, Clapineche Glapeau, elle, est secrétaire à la BNP. Clapineche a fait HEC et elle en est très fière. Alors oui, Clapineche sait bien que secrétaire, c'est pas la super classe, quand on a fait HEC, mais elle attend son heure. Qui sait ? un jour peut-être s'occupera t-elle aussi de la photocopieuse. Et la photocopieuse, c'est les tickets restos offerts. La grande classe quoi.

Les enfants de Rudule sont scolarisés à l'école primaire Cyprès Silouain. Par chance, l'école est située juste en face de la cage d'escalier de Rudule, qui peu ainsi vérifier qu'aucun lave-vaisselle lancé du haut de l'immeuble n'atterrit sur son fils. Mais Rudule a un peu peur quand même. Bien sûr, ça n'a rien à voir avec la découverte de Crack1 par la BAC sur le cadavre d'un élève qui l'inquiète. Ni le viol d'une institutrice l'année dernière par les CM1 B. Non, ce qui inquiète Rudule, c'est la pédagogie qui y est employée. Que les élèves apprennent d'abord à utiliser un préservatif avant d'écrire l'a un peu surpris, mais qu'ils apprennent à écrire en langage SMS !2

Comme on peut le voir Rudule a l'air super content. Mais en réalité il ne l'est pas3. En réalité, Rudule a peur. Terriblement peur. Rudule n'en dort plus la nuit4. Car Rudule a découvert un secret. Un terrible secret. Un secret qui le travaille toute la nuit5....à suivre






1. En effet, car avec la désertification du Maroc ainsi que la raréfaction de l'eau, les champs de chanvre ont progressivement disparu. Ainsi, le crack, plus économiquement viable a t-il été conseillé aux jeunes de banlieue dans le cadre du programme de développement durable.

2. Pour information, le sms est totalement dépassé en 2010, c'est le pdtg ("poings dans ta gueule") qui l'a remplacé, plus concis et plus clair.

3. Super content.

4. Bien sûr l'incendie de se voiture de la nuit dernière n'avait rien à voir avec les raisons profondes de son insomnie.

5. A l'inverse de Clapineche.



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